Veste en moleskine Lafont

LAFONT
MISE EN LUMIÈRE
À L’EXPOSITION
« VÊTEMENTS MODÈLES »
AU MUCEM

Vernissage en ligne le lundi 29 juin à partir de 19h45 sur les réseaux sociaux du Mucem
Boutique éphémère au Mucem 2020 organisée par deTOUJOURS du 29 juin au 6 décembre – 1 Esplanade J4, 13002 Marseille

Exposition du 29 juin au 6 décembre 2020

Comment le bleu de travail, conçu pour habiller des métiers, s’est-il imposé comme une source d’inspiration ou comme un « basique » de l’industrie de la mode ? Quels chemins emprunte-t-il pour s’affranchir de l’usage sportif et devenir l’un des emblèmes de la culture urbaine ?

Riches de leur épaisseur historique et symbolique, ces « vêtements modèles » sont au cœur d’une grammaire vestimentaire qui préfère le style à la tendance. À l’heure où l’on s’interroge sur la notion de durabilité, ils permettent également de mettre en lumière les notions d’artisanat et de patrimoine vivant dans leurs interactions avec les sociétés, et d’évoquer les enjeux de conservation et de sauvegarde qui les accompagnent.

Le textile est évidemment au cœur de cette exposition qui présente environ 200 pièces : prêt-à-porter, haute couture, mais aussi sous vêtements, sélection de matériaux à toucher… Ces ensembles sont présentés en dialogue avec des dessins, estampes, photographies, films, clips, archives ; soit une iconographie riche et variée, permettant de parler du vêtement comme d’un véritable phénomène de société.

Veste en velours Lafont

Salopette 406 Lafont

Isabelle Crampes, fondatrice de Detoujours et commissaire de l’exposition, a naturellement sélectionné Lafont pour exposer l’histoire du vêtement de métier. Lafont est la première marque de vêtement de travail déposée en France et l’heureuse détentrice de patrons de coupes indémodables. Encore leader sur ce créneau de nos jours, LAFONT est LA référence depuis 1844.

Parti des vêtements de charpentiers, ou de tailleurs de pierres des compagnons du tour de France, LAFONT a fourni l’explosion de l’industrialisation du XIXe, jusqu’en Angleterre, et garde la paternité incontestée de l’authentique bleu de travail.

Vareuse Ernest

Détournées très tôt par les aristocrates taillants leurs rosiers, les freaks new yorkais branchés des années 70, Sophie Marceau en salopette Lafont dans «La Boum», ou Coluche sur scène, les vêtements de cette vielle maison, font aujourd’hui partie de l’inconscient collectif. On conserve pieusement à Villefranche dans les locaux actuels de la société, le premier pantalon de charpentier (le métier du grand-père maternel d’Adolphe Lafont à Beaurepaire) sorti de son atelier.

Portrait d'Adolphe Lafont et ancienne étiquette Lafont

Monsieur Lafont a, dès 1896, déposé la marque « Adolphe Lafont Lyon » pour les bleus de travail dont il est l’inventeur.

À la même époque, il conçoit et vulgarise le «largeot», pantalon de travail de couleurs différentes suivant le corps de métiers des artisans compagnons : noir pour les charpentiers et les couvreurs, marron pour les menuisiers, beige pour les tailleurs de pierres…

C’est aussi, Adolphe Lafont qui invente la salopette, et la poche mètre, appelée aussi « poche gousset » pour avoir son mètre à portée de main… Filature de coton, tissage et teinture des tissus, confection des vêtements vendus dans ses propres points de vente, Adolphe Lafont a créé une industrie : celle du textile pour les professionnels.

Devanture d'une ancienne boutique Lafont