La combinaison de travail, entre fonction et style

À ne pas confondre avec une salopette, la combinaison de travail a été inventée avant la 1ère Guerre Mondiale pour habiller les hommes travaillant à l’usine. Comment est-elle arrivée dans les gardes-robes des femmes à la mode à travers le monde ? Et quelles sont les caractéristiques qui en font encore aujourd’hui un des vêtement de travail incontournable ?

Un vêtement de travail pour l’industrie

Le vêtement professionnel idéal pour l’industrie, c’est bien la combinaison. En effet, c’est la seule tenue professionnelle composée d’une seule pièce qui protège entièrement le corps. Cousine de la salopette, la combinaison traditionnelle se différencie par ses manches longues et sa fermeture zippée à l’avant. Couvrante et solide, elle permet de protéger les ouvriers des risques liés à leur environnement de travail, qu’il s’agisse d’agressions mécaniques, chimiques ou thermiques. La solidité de la combinaison de travail permet de résister à la traction, à l’abrasion et aux déchirures.

Les différentes combinaisons de travail

Fermeture par double zip

Si la plupart des combinaisons de travail ne possèdent qu’un zip devant, d’autres modèles possèdent un double zip qui longe chaque jambe, permettant ainsi de la revêtir encore plus rapidement.

Combinaison de travail à double fermeture avant

Combinaison de travail PYROP déclinée en plusieurs coloris.

Une couleur par fonction

La combinaison de travail de mécano bleue est la plus connue. Mais il existe aussi des modèles aux variantes colorées pour s’adapter à chaque activité. En effet, le kaki correspond bien aux métiers de la terre (pour les agriculteurs) quand la couleur blanche est plébiscitée par les métiers de l’agro-alimentaire, par exemple…

L’importance du tissu

Si la combinaison de travail classique est en 100% coton, elle a été déclinée pour répondre aux contraintes de métiers plus exposés aux risques. Face aux risques climatiques, préférez la version imperméable. Pour plus de visibilité, de jour comme de nuit, Lafont a développé des combinaisons Haute visibilité. Enfin, les professionnels exposés aux flammes pourront choisir une combinaison anti-feu.

La mercerie, entre style et fonctionnalité

Les professionnels de l’industrie, en lien avec les arcs électriques, ont tout intérêt à opter pour une combinaison à mercerie tout plastique, pour éviter tout risque de conduction. Il en est de même pour le choix des fermetures de poches : le velcro peut remplacer les pressions… Enfin, choisissez un modèle aux détails plus qu’importants : poches genoux pour genouillères de travail, des bas de jambes réglables avec pattes velcro, ceinture élastiquée, bandes auto-réfléchissantes..

Les métiers qui ont adopté la combinaison

La combinaison, équipement de haute qualité assurant sécurité, praticité et confort, a séduit les mécaniciens…

Ce qui lui a valu le surnom de combinaison de mécano. La tenue est idéale pour ces professionnels habitués à travailler dans différentes positions : debout, accroupis ou allongés sous les châssis. En effet, les réglages élastiques permettent une bonne tenue dans toutes les postures, les multiples poches permettent un accès aux outils à tout moment et la forme du vêtement permet d’ajouter une couche supplémentaire sur la peau pour protéger du froid.

vetement professionnel industrie combinaison de travail Lafont

Combinaison de mécano Lafont, modèle ONYX

L’équipement des pilotes de course professionnels

Vêtement intégral, la combinaison de course a naturellement été adoptée par les pilotes. Habitués aux vitesses extrêmes (et donc exposés aux risques d’accident), ils nécessitent d’être protégés en toutes circonstances. Associée à un casque intégral, gants et chaussures adaptées, la combinaison de pilote permet de protéger entièrement le corps en cas de chute et glissade, ou d’exposition aux flammes.

La combinaison pour protéger des environnements hostiles

Le rapport entre un cosmonaute et un plongeur ? Tous deux évoluent dans un environnement inhabituel. La combinaison est, pour ces professionnels, une seconde peau vitale pour évoluer librement malgré des différences de pression et climat.

La combinaison pour se protéger et pour protéger autrui

Dans le secteur de l’alimentaire il y a ceux qui se protègent grâce à une combinaison : des tâches pour l’agriculteur, des piqûres pour l’horticulteur,… Mais il y a aussi ceux qui portent la combinaison pour ne pas apporter de virus ou bactérie dans un milieu « sain », c’est le cas des professionnels de l’agro-alimentaire qui, pour préserver les denrées alimentaires, portent une combinaison blanche pour une hygiène irréprochable.

combinaison agroalimentaire lafont

Combinaisons COLANDER et AGRO, destinées aux professionnels de l’agroalimentaire.

À propos de la combinaison de travail Lafont

Les combinaisons de travail Lafont sont conçues pour protéger le professionnel, mais aussi pour durer dans le temps. Réalisées dans des matériaux techniques, elles ne se déforment pas et conservent très bien leur couleur d’origine.

En juillet 1983, Le Journal de la Quincaillerie écrivait :

« La vocation première du Groupe Adolphe Lafont est de fournir les articles nécessaires à tout l’équipement des travailleurs du coLa combinaison de travail, entre fonction et stylemmerce et de l’industrie ; ces réponses à l’univers du travail en matière d’habillement, Adolphe Lafont les apporte en « construisant » ses modèles à partir des problèmes spécifiques posés par chaque corporation. La combinaison dont Adolphe Lafont, le créateur, a fait sa spécialité, est le seul vêtement qui habille entièrement un travailleur. Il suffit donc d’y adjoindre des astuces de fabrication pour la rendre encore plus fonctionnelle :

  • aucune aspérité métallique afin de ne pas rayer les carrosseries, détails judicieux dans l’industrie automobile ;
  • manches étroites pour ne pas entraver les gestes et afin de ne pas accrocher les vêtements ;
  • soufflet d’aisance dans le dos pour une plus grande liberté de mouvements ;
  • passe-mains permettant l’accès aux vêtements qui sont en dessous ;
  • points de renfort placés aux ouvertures des poches.

Toutes ces particularités élargissent considérablement l’éventail des modèles proposés par Adolphe Lafont qui offre un large choix de :

  • combinaisons
  • cottes à bretelles
  • pantalons
  • vestes et blousons

toujours traités dans des matières appropriées, des coloris variés et élaborés en fonction des impératifs divers déterminés par les professions auxquelles ils sont destinés. »

combinaison de travail lafont en couverture de Vogue Hommes.En 1975, la salopette se démocratise. Lafont créé des salopettes aux couleurs chatoyantes, qui tapent dans l’œil des rédacteurs de Vogue. Ces derniers shootent toute la collection, qui fait notamment la couverture de Vogue Hommes… La suite, on la connait : la combinaison reste un vêtement professionnel utilisé au quotidien dans des centaines de professions, et elle est aussi présente sous différentes formes dans toutes les gardes robes…

Pantalon de travail : comment bien le choisir ?

Pantalon de travail : Comment bien le choisir ?

Selon votre métier, vous avez besoin de porter un pantalon de travail qui réponde à vos besoins. Qu’il s’agisse de confort, de technicité ou de visibilité, votre environnement quotidien implique que vous soyez à l’aise et que vous ayez confiance en votre matériel. Pour cette raison, Lafont dresse une liste des gammes de pantalons professionnels spécifiques à chaque secteur d’activité.

La sécurité, un élément déterminant dans le choix du pantalon de travail

Parce que la sécurité des travailleurs est notre priorité, nous avons conçu des gammes dédiées aux environnements à risques.

Les pantalons haute résistance

Certains pantalons professionnels sont conçus pour résister aux agressions mécaniques superficielles, comme la traction, l’abrasion, les déchirures. Souvent dotés de mercerie tout plastique, ils protègent aussi contre les risques de conduction électrique. Pour les professionnels de l’industrie, il existe un modèle incontournable de pantalon de travail Lafont. BASALTE est décliné dans 9 coloris et 2 tissus (coton/polyester et polyester/coton), il est un mix entre la protection et le confort.

Pantalon de travail industrie Lafont

Pantalon de travail Basalte de Lafont : Design, protection et confort.

Les pantalons normés

Les équipements de protection individuelle (E.P.I.) protègent des risques liés à certaines activités. La difficulté étant de trouver des pantalons de travail EPI répondant aux normes en vigueur et proposant malgré tout un confort maximal.

Pantalon de travail haute visibilité Lafont

Pantalon de travail IRIS, de la gamme Work Vision 2 de Lafont : haute visibilité et design contemporain.

Haute visibilité

Certaines conditions de travail obligent le professionnel à porter des vêtements et accessoires avec des surfaces fluorescentes et rétro-réfléchissantes, afin de le rendre perceptible dans toutes les conditions de luminosité de jour (matériaux fluorescents) et de nuit (bandes auto-réfléchissantes). C’est le cas par exemple de certains employés d’aéroports, d’entreprises de transport public et privé, d’entreprises de récupération et élimination de déchets…

 

Multirisques

Pantalon de travail ergonomique Aetius de Lafont

En plus de ses nombreuses caractéristiques, le pantalon multirisques AETIUS de Lafont a été conçu pour résister à l’entretien industriel.

Les risques mécaniques, chimiques ou thermiques nécessitent des équipements adaptés et répondant rigoureusement aux normes en vigueur et aux contraintes de chaque profession. Selon votre métier, il existe des matériaux répondant à vos problématiques. La gamme Protect 2.0 de Lafont utilise le tissu innovant TECHS ALEXANDRA 300®, qui contient 65% de fibre Lenzing FR®. Cette fibre réalisée à partir de pulpe de bois est un retardateur de flamme. Les pantalons multirisques AETIUS et ARMINIUS Lafont réalisés dans ce tissus bénéficient aussi d’un patronage ergonomique avec genoux préformés et panneau d’aisance à l’entrejambe.

 

Il existe aussi des pantalons spécifiques, comme les pantalons anti-acide, les vêtements de protection contre les phénomènes électrostatiques, les tenues professionnelles contre les dangers thermiques d’un arc électrique..

Quand le pantalon de travail se doit d’être fonctionnel

L’ergonomie pour lutter contre les maladies professionnelles

Pantalon de travail jean ergonomique

Le patronage Ergo Cut® du jean ergonomique NOTOS le positionne comme une réponse à la problématique de la pénibilité au travail.

Pour créer une cohérence entre le vêtement de travail et l’humain, Lafont a observé et écouté les utilisateurs et a su développer des modèles de pantalons ergonomiques. Nouveaux patronages et tissus innovants assurent confort, sécurité et efficacité au travail, quels que soient la posture et l’environnement. Le jean NOTOS, inspiré des sports extrêmes, répond à des critères très stricts. En tissu Cordura ® stretch, il permet une plus grande amplitude de mouvements. Mais possède aussi un rehausse dos et des genoux préformés, entre autres.

 

Le confort pour plus d’aisance

Pantalon de travail RULER de Lafont

Le pantalon Ruler de Lafont associe confort et résistance à un look moderne et un design intelligent.

Assurer confort et aisance au quotidien, c’est aussi l’ambition d’un pantalon de travail. Le panneau d’aisance à l’entrejambe du pantalon professionnel RULER, ainsi que sa taille élastiquée assurent un maximum de confort à son utilisateur. Idéal pour les professionnels amenés à s’agenouiller, il est souple et confortable. Pour assurer un maximum de robustesse, des renforts en Cordura® sont positionnés à l’entrée des poches, et au niveau de genoux genoux. Une attention particulière a été portée au design, dans l’objectif de proposer aux professionnels un pantalon de travail ergonomique, fonctionnel, dont le look représente un véhicule de valorisation de l’entreprise.

Choisir son pantalon professionnel en fonction du temps

Lorsqu’on travaille en extérieur, il faut s’assurer d’avoir des vêtements de travail adaptés à chaque climat.

Le pantalon de pluie

Le pantalon professionnel de pluie, spécifique aux intempéries, doit impérativement être imperméable. L’intérêt d’un tissu 100% polyester déperlant est qu’il fait glisser les gouttes d’eau au lieu de les absorber. De plus, il est coupe-vent et respirant. L’idéal pour rester au sec à l’intérieur de ses vêtements… car rien n’est plus désagréable que de transpirer dans un vêtement qui n’évacue pas l’humidité. Pour vous protéger intégralement, il est conseillé d’associer votre pantalon imperméable à une veste étanche. Sinon, vous pouvez tout aussi bien opter pour une combinaison.

Les pantalons de travail d’hiver

Pour vous protéger contre le froid, vous pouvez opter pour deux solutions. Un pantalon de travail thermique vous protège contre le froid. Souvent doté d’une doublure thermique, il permet de maintenir les jambes au chaud. L’autre alternative est de conserver son pantalon de travail, et de porter un caleçon thermique contre la peau afin de maintenir la chaleur corporelle. Utilisé en première couche, le caleçon thermique permet de conserver son pantalon professionnel de travail habituel, et de l’adapter à toutes les températures. Attention toutefois, même un caleçon thermique traité pour évacuer l’humidité ne possède pas de propriétés imperméables. Lors des intempéries, il est donc indispensable d’opter pour un pantalon de pluie.

 

Pantalon de travail : caleçon thermique unisexe Ergo Touch de Lafont

Porté sous un pantalon de travail, le caleçon thermique unisexe PYRRHUS de Lafont conserve la chaleur corporelle tout en évacuant l’humidité.

La gamme Ergo Touch de Lafont

Il s’agit d’une déclinaison de sous vêtements techniques dotés de la Technologie Grand Froid. Destinés à être utilisés en première couche, ils proposent une protection UV totale (UPF 70), et protègent contre le froid et le chaud grâce à un système d’évacuation de l’humidité. Le caleçon PYRRHUS est unisexe. Porté sous un pantalon de travail femme ou un pantalon de travail homme, il maintient la chaleur corporelle tout en assurant un confort optimal.

 

Travailler en pantalon par grosse chaleur

Pour travailler dans les meilleurs conditions en été, rien de tel que des vêtements de travail légers. Attentions toutefois à ne pas brader votre confort et votre sécurité. Lorsque votre environnement de travail le permet, il est possible d’opter pour un short ou un bermuda de travail. Tout aussi techniques qu’un pantalon, ils permettent de découvrir les jambes. Et ce, afin d’évacuer plus facilement la chaleur corporelle, et limiter la sensation de transpiration. Lorsque vous travaillez en plein soleil, veillez toujours à protéger votre peau des UV 😉

 

Bermuda de travail pour remplacer le pantalon professionnel

Le bermuda CRUSHER de Lafont propose toutes les caractéristiques du vêtement de travail avec un look urbain.

Le bermuda de travail Crusher de Lafont, un best seller pour les professionnels du bâtiment

La gamme Work Attitude 250 Updated comprend un bermuda de travail au look urbain, idéal pour les professionnels du bâtiment. Avec sa taille élastiquée et son panneau d’aisance à l’entrejambe, vous ne faites pas l’impasse sur votre confort. Les entrées de poche renforcées en tissu Cordura® assurent encore plus de résistance à ce vêtement de travail innovant et moderne.

 

 

Les petits plus qui font la différence

Outre les matériaux et le confort, un « bon » pantalon de travail se mesure aussi à plusieurs facteurs qui le rendent plus fonctionnel ou plus facile à vivre au quotidien. Selon votre métier, vous avez besoin de fonctionnalités qui facilitent certains gestes de votre quotidien.

Les protections de genou

Pantalon de travail femme avec poche pour plaques genou

Le pantalon de travail femme ITUHA de Lafont comporte des poches genoux en Cordura® avec 2 niveaux de hauteur et une ouverture facile par le bas.

Les professionnels habitués à travailler à genoux (comme les carreleurs ou les plombiers par exemple), doivent se protéger pour éviter les maladies professionnelles telles que l’hygroma du genou, ou les douleurs. Pour cela, il existe plusieurs solutions. Nous conseillons d’utiliser des plaques genou, intégrables à certains  pantalons de travail btp. En effet, il existe quelques modèles comportant une poche genou conforme à la norme EN 14404. Il est donc possible d’y glisser une plaque en mousse.

 

Les poches pratiques et les sangles

Pour les artisans, impossible de faire l’impasse sur le pantalon de travail multipoches. Inventeur de la salopette, Lafont perpétue la tradition de la poche mètre sur les produits spécifiques de certaines gammes. Mais pas que. Le pantalon de travail RULER de la gamme Work Attitude 250 Updated  et sa version bermuda CRUSHER (tous deux présentés plus haut dans l’article) comportent un passant porte-boucle, deux poches cuisse à soufflet bas (nouveau système de soufflets sécuritaires), une sur-poche crayon sur la poche mètre, une poche ticket, une sangle porte-outils, deux poches revolver fermées par velcro avec renfort Cordura®…

 

La facilité d’entretien

Catalogue Lafont Entretien Industriel 2017Le vêtement de travail peut protéger de tout… et surtout de la saleté. Malgré tout, pour véhiculer une image positive en tant que professionnel, il est important de porter des vêtements de travail propres. C’est là tout son paradoxe ! C’est pourquoi Lafont a développé, pour chaque gamme, des pantalons de travail compatibles avec l’entretien industriel. Tous les produits sont rassemblés dans le catalogue Entretien Industriel 2017, téléchargeable gratuitement en ligne.

 

 

La salopette : un vêtement de travail ?

Dans la grande famille du vêtement de travail, je demande la salopette. Et oui, si elle est aujourd’hui un élément de notre vestiaire quotidien, la salopette est avant tout un vêtement pensé et imaginé pour les travailleurs. Il est temps de rétablir la vérité sur cet assemblage de tissus à l’histoire passionnante.

La salopette, un nom qui fait sourire

Salopette, c’est un mot désuet, mais qui en dit long sur le produit. Car, si ce n’est pas son premier nom, c’est celui qui l’a rendue célèbre. Autrefois appelée « cotte à bretelles », son utilité première était de protéger de la saleté. Portée par dessus les vêtements de l’ouvrier, elle lui permettait de ne pas se « saloper ».  Sur ce point,  les étymologistes ne s’accordent pas tous sur l’origine exacte de ce nom propre. En revanche il sont tous d’accord sur sa référence au sale, à la saleté (« salope » signifie en ancien français « crasseux »).

Un pionnier du vêtement de travail

Elle est inventée par Louis Lafont en 1844, pour son beau-père, charpentier, pour lui éviter de tâcher ses vêtements. Mais aussi pour qu’il ait ses outils toujours à portée de main. Il s’agit à l’origine d’un largeot, pantalon ample légèrement resserré en bas, à la ceinture duquel est cousue une poche. C’est quelques années plus tard qu’Adolphe Lafont, son petit-fils (et dépositaire du modèle et de la marque de vêtements de travail en 1896), améliore le modèle initial. Il y ajoute une bavette retenue par des bretelles ; la « 406 » est née. Pratique et confortable, elle est immédiatement adoptée par les professionnels et fait, aujourd’hui encore dans l’inconscient collectif, partie de l’image de la révolution industrielle. D’ailleurs, elle compose le costume de Charlie Chaplin lorsqu’il dénonce le travail à la chaîne dans le film Modern Times.

Un vêtement de travail : la salopette

Vêtement de travail : publicité de la salopette Lafont.

La salopette, un vêtement unisexe ?

Est-il important de préciser que, malgré le fait que la cotte à bretelles soit portée par grand nombre de femmes aujourd’hui, ce vêtement est à l’origine destiné aux hommes ? Car à cette époque, c’est l’homme qui travaille la terre, le bois, la mécanique… Finalement, c’est pendant la Seconde Guerre Mondiale que les femmes, contraintes de remplacer leurs hommes partis au front, enfilèrent pour la première fois cet uniforme. Pour ne plus jamais le quitter !

La salopette, un vêtement de travail technique

Des bretelles élastiques pour l’aisance, des boucles brevetées et amovibles pour faciliter le nettoyage, une poche bavette sur le devant, avec deux fermetures en diagonale pour un accès facile à tout ce qui peut être utile, une poche crayon au milieu, deux poches latérales. Et dans le dos, une poche revolver avec fermeture à glissière pour ne rien perdre, une poche-mètre, un porte marteau. C’est le bleu de travail dans toute sa splendeur. La salopette est pratique et fonctionnelle. Si elle est le premier vêtement de travail, c’est aussi celui qui séduit encore les professionnels 173 ans après sa création.

Un succès national et international

Année 1975 à Lyon. La salopette connait un succès croissant et régulier depuis sa création. La mode est aux couleurs vives, et les équipes de Lafont ont l’idée de moderniser le modèle. Pas de changement de patron, mais une déclinaison de couleurs chatoyantes. L’idée est excellente, car la salopette Lafont fait notamment la couverture du magazine Vogue. Elle envahit les placards des modeuses, puis les rues; les clients des « Bains Douches » ou du « Palace » dansent en salopette Lafont. Cette même année, Lafont conquiert les Etats-unis. Sa cotte à bretelles est alors vendue dans de célèbres boutiques telles que Bergdorf & Goodman. Surnommée « éléphant » (en référence à la prononciation américanisée de la marque apposée sur l’étiquette : « A.Lafont »). C’est à cette même époque que Levi’s invente la salopette à ceinture en denim: le waist overall. En 1976, Agnès B. créé la première salopette blanche plus ajustée à destination du grand public. Depuis, tous les créateurs et marques de mode ont réinterprété la salopette.

Un vêtement qui divise !

La salopette, on aime ou on n’aime pas. Pour certains, c’est un vêtement destiné aux femmes enceintes, aux enfants et adolescents. Alors que d’autres trouvent qu’elle dénonce les morphologies peu flatteuses. Mais force est d’admettre que la salopette rencontre depuis des décennies un immense succès. Dérivée en une multitude de matériaux (jean, cuir, maille…), dans plusieurs formes (robe, short,évasée,…), elle est adoptée par les filles les plus branchées.

Du vêtement de travail au vêtement de scène

Nombreux sont les célébrités ayant portées une salopette. En 1974, Coluche apparaît sur scène en salopette Lafont bleue à rayures blanches. Elle deviendra son emblème. D’ailleurs, la statue de la salopette a été érigée en 2011 à Montrouge, en hommage à l’humoriste. Au début des années 1980, c’est Sophie Marceau qui porte la salopette Lafont dans le film qui l’a révélée : La Boum. Il se murmure aussi que le sculpteur César aimait porter la salopette dans son atelier.
D’autres ont été immortalisés dans une salopette (pas forcément Lafont) avec beaucoup de succès. On compte parmi eux : Lady Di, Kate Moss, Marilyn Monroe, Béatrice Dalle, Alexa Chung… Ou encore des hommes à l’instar de Brad Pitt, Will Smith, Prince George, Dave Grohl ou encore Rod Stewart. Et bien évidemment le plus célèbre, qui rappelle à tous que la salopette est avant tout un vêtement de travail : Super Mario !

 

Sources : Qualités, objets d’en France – Bernard Chapuis et Ermine Herscher – Editions du May – 1989
Savoir-faire du département du Rhône – Stéphane Avram et Hervé Tournier – Autre Vue – 2004

 

Les vetements de travail en Tencel ®

Les vêtements de travail en Tencel ® sont devenus incontournable chez les professionnels de la santé et de l’esthétique. Véritable révolution dans l’univers des fibres naturelles, le Tencel ® présente une multitude d’avantages…

Du bleu de travail aux vêtements professionnels

Si l’on remonte aux origines, le bleu de travail est le premier vêtement de travail utilisé par des professionnels de tout secteur dans l’accomplissement de leur métier. La conception et la fabrication de vêtements professionnels étant notre cœur de métier depuis plus de 170 ans, nous nous sommes légitimement interrogés sur les origines de cet équipement… Ce qui a soulevé de nombreuses questions :

  • Pourquoi le bleu de travail est-il bleu ?
  • Qui en est son inventeur et quand a-t-il été conçu ?
  • Dans quelle mesure ce vêtement de travail s’est-il démocratisé ?
  • Pourquoi est-il devenu aujourd’hui un indispensable dans de nombreux secteurs d’activités ?

Lafont a enquêté pour vous !

Pourquoi les bleus de travail sont bleus ?

Le vêtement de travail est encore aujourd’hui largement associé au « bleu de travail ». Il était autrefois dédié aux métiers manuels et industriels. Aujourd’hui largement diversifié, il répond aux problématiques de nombreux secteurs d’activité. Si l’utilisation du terme « bleu de travail » peut sembler s’essouffler, il est tout de même largement galvaudé. Alors d’où vient ce nom ? Au-delà de la couleur, pourquoi a-t-il été appellé comme cela ?

Petit précis sur la couleur du bleu de travail

L’origine du nom « bleu de travail » provient de sa couleur, le bleu de Prusse. (Il est aussi appelé bleu de Berlin du fait de sa ville d’origine).

Les conditions de sa découverte restent assez floues car 2 anecdotes sont exposées :

  • La couleur fut découverte accidentellement par un peintre allemand du nom d’Heinrich Diesbach, au début des années 1700. Un chimiste malhonnête lésa le peintre en améliorant puis commercialisant la recette pour son propre profit.
  • La couleur fut découverte accidentellement entre 1704 et 1707, à Berlin, par le fabricant de couleurs Johann Jacob Diesbach.
coloris bleu de prusse du bleu de travail

Échantillon de coloris Bleu de Prusse – @Wikipédia

Finalement, d’une simple erreur fut tiré de gros profits. À l’époque, l’usage du bleu foncé était encadré par des lois sur le commerce. Étant difficile à produire et à fixer, son utilisation était loin d’être économique. La composition du bleu de Prusse, ce pigment bleu très profond, fut longtemps gardée jalousement à cause de son faible coût de fabrication. C’est cette dernière raison qui explique son utilisation massive pour la production des premiers vêtements de travail. La couleur bleue est devenue le symbole du vêtement de travail allant jusqu’à lui donner son nom.

NB : La couleur bleue a donné son nom à d’autres vêtements de travail, telle que la blouse (tiré de l’anglais blue).

Le développement en masse pour les métiers industriels et manuels

La découverte du bleu de Prusse a joué un rôle très important pour la popularité du bleu. Au 18ème siècle, cette couleur devient très rapidement universelle et intemporelle. Devenu très à la mode et déjà utilisé dans les métiers maritimes, militaires ou encore par les facteurs, ce coloris avait l’avantage d’être peu coûteux à fabriquer et facilement nettoyable de par son aspect foncé. Lorsque le vêtement de travail s’est développé en France, l’objectif des industriels était de réduire les coûts de fabrication imputés aux entreprises. Le « Bleu de Prusse » est apparu comme une évidence.

Un bleu de travail, pour quoi faire ?

Le bleu de travail, « l’uniforme de l’ouvrier »

Le rôle premier du bleu de travail était de protéger le travailleur des risques identifiés dans son secteur d’activité. Les raisons de le porter étaient multiples et permettaient de travailler dans de bonnes conditions :

  • Sécurité : les travailleurs étaient protégés contre les blessures éventuelles. Un professionnel du bâtiment évitait ainsi les salissures, les éclaboussures, les intempéries. Plus tard, le vêtement de travail s’est imposé dans de nombreux domaines : les métiers de la santé se protégeaient contre les microbes ; les métiers de bouche contre le froid et le chaud.
  • Praticité et fonctionnalités : la tenue est composée de nombreuses poches et répresente un vrai gain de temps pour s’habiller.
  • Propreté et hygiène : le travailleur pouvait protéger sa tenue personnelle tout en portant un vêtement propre, sain et peu salissant.
  • Uniformité de l’équipe : une tenue commune à tous les salariés d’une entreprise pour améliorer le sentiment d’appartenance.
l'histoire du bleu de travail Lafont

Tenue Work Legend Lafont devant une ancienne devanture de magasin

Ce vêtement de travail est très vite devenu celui des ouvriers. Parfois mal accueilli, car perçu comme une étiquette sociale : « le bleu de travail, l’uniforme de l’ouvrier, le travail à l’usine», il a fini par être imposé par les syndicats. Pour se distinguer des ouvriers, les supérieurs portaient souvent leurs vêtements d’une couleur différente, soit blanche, soit grise.

NB : Les expressions « cols bleus » et « cols blancs », tirées de cette époque, sont d’ailleurs encore utilisées de nos jours.

Qui est concerné par le port d’un bleu de travail ?

D’abord porté dans les métiers de l’industrie et les ateliers de mécanique général, ce vêtement de travail s’est très vite généralisé. Au départ, le bleu de travail était acquis par chaque salarié avec ses propres moyens. Environ 8 millions de personnes en France étaient concernées. Les manifestations portées par les syndicats et les revendications salariales feront évoluer les choses. Par la suite, c’est l’entreprise qui fournira elle-même les vêtements de travail à ses employés.

Qui a inventé le bleu de travail ?

Aujourd’hui porté par des millions de travailleurs dans des dizaines de secteurs d’activité, le développement du bleu de travail était avant tout une réponse à la révolution industrielle. Flash-back sur l’essor de cette tenue !

1789, la révolution industrielle se déclenche. La société assiste à l’essor de la production des objets de consommation et à la mutualisation des entreprises et des services. L’avènement des nouvelles machines outils risque de générer de nombreux accidents. Le tablier, utilisé dans l’exercice de nombreux métiers d’autrefois, souvent en cuir ou en coton lourd, n’étaient plus suffisant pour assurer la protection des travailleurs. La fin du XIXème siècle marque la fin de la révolution industrielle et le développement des tenues de travail. Avec le port imposé d’un vêtement traditionnel de protection, on voit se dessiner les prémices des normes de sécurité au travail.

ancienne étiquette lafont

Ancienne étiquette tissée Lafont

Petit à petit, la combinaison est délaissée pour un uniforme plus fonctionnel composé de deux pièces : une veste et un pantalon. Certains fabricants de vêtements de travail conçoivent alors des pièces qui deviendront emblématiques : la vareuse, le largeot (pantalon de charpentier), la salopette et sa poche mètre, inventée par Lafont.

Très longtemps utilisés dans les usines, le bleu de travail sort des rangs en 1968 pour habiller les étudiants des grandes écoles. Il fut ensuite apprivoisé par des créateurs reconnus, tels que Dior.

Du bleu de travail, à la tenue professionnelle d’aujourd’hui

De nos jours, le vêtement professionnel ainsi que les équipements de protection individuelle représentent toujours un enjeu de taille, tant au niveau humain qu’au niveau économique. Aujourd’hui les fabricants de vêtements de travail proposent des produits qui s’adaptent à chaque secteur d’activités en fonction des contraintes spécifiques à chaque domaine et en respectant les règles de confort, résistance et design.

Vetement de travail : pourquoi en porter un ?

En France, de nombreux secteurs d’activité sont soumis à une réglementation concernant le port de vêtement de travail. BTP, industrie, santé, restauration… Plusieurs millions de personnes seraient concernées par le port d’une tenue adaptée à leur profession. Depuis leur création, les vêtements professionnels ont été optimisés pour répondre toujours mieux aux contraintes de chaque profession. Ainsi, les confectionneurs ont su adapter leurs produits en travaillant les patronages, en développant de nouvelles matières, en ajustant les renforts… Pour apporter toujours plus de protection et de confort, mais aussi en apportant une touche plus « mode ». Focus sur les fonctions que doit désormais remplir un vêtement professionnel.

LE VETEMENT DE TRAVAIL PROTEGE

C’est d’ailleurs sa fonction première. À l’origine, le vêtement de travail a été créé pour protéger des salissures. Son rôle a rapidement évolué pour apporter toujours plus de sécurité aux professionnels exposés à des risques sanitaires, de sécurité ou thermiques. Il existe d’ailleurs de nombreuses normes françaises et européennes visant à encadrer le port de vêtements spécifiques à chaque profession.

Le vêtement de travail au service de la sécurité

Les métiers exposés à des risques identifiés : machines, produits, électricité, altitude, climat… Sont soumis à une loi européenne imposant le port d’un équipement de protection individuelle (EPI). Les innovations en termes de matériaux et de design ont fait évoluer les EPI pour en faire des vêtements résistants, pratiques et confortables, qui assurent toujours plus de protection et d’aisance au professionnel. Chaque métier peut être concerné par le port d’EPI, qui ne se limite pas uniquement à un vêtement résistant pour assurer une protection globale. La tête, les yeux, les mains, les pieds, les voies respiratoires, les voies auditives… Doivent être protégés avec des équipements spécifiques, en fonction de l’environnement de travail.

Les risques sanitaires

Les risques d’inhalation, de contact ou d’ingestion sont fréquents chez les professionnels de santé, de la restauration ou les professions agricoles par exemple. Ces métiers impliquent de troquer une tenue civile contre un uniforme répondant aux exigences de propreté et d’hygiène pour protéger des risques de contamination. L’objectif est double : assurer la protection du personnel mais aussi la stérilité des produits fabriqués. Dans le cas des salariés en cuisine collective, les fours, les tables de cuisson, les outils tranchants, les fumées… Représentent  des risques liés non seulement au processus de fabrication mais aussi au lieu de travail. Un vêtement de travail adapté et sain a la capacité de les protéger de ces risques. Il fait également office de barrière entre le corps et le produit.

Le vêtement de travail d’extérieur

De nombreuses professions s’exercent en extérieur, et ce quel que soit le climat. Les professionnels sont exposés tout au long de l’année au soleil, au vent, à la pluie, au froid. Dans l’exercice de ces métiers, le vêtement de travail est nécessaire pour assurer la protection et donc la productivité des équipes. Les normes européennes imposent le port de vêtements normés : matériaux traités contre la pénétration de l’eau, respirants, isolations thermiques et protections contre le passage du froid à travers le tissus,… Les chefs d’entreprises sont dans l’obligation de fournir les tenues normées adaptées. L’obligation du port doit figurer sur le règlement intérieur ou être communiquée sur une note de service.

CONFORT ET STYLE AU TRAVAIL

L’évolution des morphologies et des mentalités a contraint les fabricants de vêtements de travail à repenser leurs patronages. Hommes et femmes sont plus grands, et de plus en plus de femmes travaillent dans les secteurs de l’industrie, du bâtiment et de la restauration. Il a donc été question de travailler les lignes pour apporter plus de confort tout en développant le style… Car l’allure est importante sur le lieu de travail, comme l’a rappelé Stéphanie Le Quellec, chef étoilée, dans un article de l’Hôtellerie Restauration :

« C’est un vêtement que l’on porte douze heures par jour, c’est comme une deuxième peau. Il faut que ce soit confortable, mais aussi élégant et sobre pour représenter la maison ».

Pourquoi porter un vêtement de travail ?

Veste CHABRIAS et Pantalon AETIUS de la collection PROTECT 2.0.

Toujours plus fonctionnel, le vêtement de travail devient aussi moins strict et plus tendance. La nouvelle génération de travailleurs, habituée à la ville aux tenues sportswear et streetwear, se laisse ainsi séduire par des gammes workwear plus design. Le port du vêtement de travail en entreprise devient plus facilement accepté. Cette modernisation répond également à une évolution du mode de vie. Les responsables du secteur BTP peuvent ainsi plus facilement passer d’un chantier à un rendez-vous professionnels en conservant la même tenue. Chez Lafont, la gamme Stone est le parfait exemple de protection, confort et design.

Pourquoi porter un vêtement de travail ? 1

Collection STONE : vêtements professionnels inspirés du streetwear pour hommes et femmes.

IDENTIFIER LES PROFESSIONNELS

Dans l’inconscient collectif, le port de certains vêtements professionnels est un vecteur fort d’image. Le médecin porte une blouse, le Chef porte une veste et une toque, le mécanicien porte une salopette. Il peut aussi mettre en avant une distinction ou une preuve de savoir-faire (le col bleu-blanc-rouge des MOF, la couleur de la ceinture d’un judoka…). Certaines entreprises et marques utilisent le vêtement de travail comme vecteur de communication : il est fourni à leurs équipes une tenue personnalisée (broderie, sérigraphie, coloris sur-mesure, patronage exclusif…). Il s’agit de repérer un professionnel sur un point de vente, d’identifier un professionnel hors de son lieu de travail (professionnel du transport par exemple)… Mais aussi de procurer un sentiment d’appartenance au sein de l’entreprise. Le vêtement professionnel est devenu une réelle arme marketing pour les marques, un instrument de communication visant à rassurer ou séduire un client.

Pourquoi porter un vêtement de travail ? 2

Exemple de personnalisation de vêtement de travail : sérigraphie réalisée par Lafont pour Renault.

Quel avenir pour le vêtement professionnel ?

Les industries textiles, en perpétuelle recherche d’innovation, développent des tissus toujours plus techniques. Parmi eux, les textiles intelligents dotés de micro-processeurs, les textiles en composite d‘argent pour éliminer la transpiration et retenir la chaleur… Les professionnels sont à la recherche de toujours plus de technicité mais aussi de praticité, quant à l’entretien, au recyclage ou à la durabilité de leur équipement professionnel. Enfin, les nouvelles technologies et l’hyper-connectivité sont un enjeu non négligeable dans l’avenir du vêtement professionnel…